Cinéma#Parasite


Ki-woo, le fils de la famille Ki-Taek entre au service de famille Park, riches coréeens, pour donner des cours d’anglais à leur fille aînée. Au cours d’une conversation savamment orchestrée sur les capacités artistiques du jeune fils Park, Da-Song, Ki-woo profite de l’occasion pour faire engager sa sœur en tant qu’art-thérapeute.

Au début, tout se passe bien pour eux jusqu’à ce que la famille Park décide de partir en camping à l’occasion de l’anniversaire de leur plus jeune enfant. Ki-woo et ses parents en profitent alors pour investir la magnifique demeure, soit dit en passant, des Park.

Ivres morts, ils reçoivent la visite de l’ancienne nurse récemment licenciée. Elle demande à descendre à la cave. Là, en la suivant, ils découvrent qu’elle cachait son mari depuis 4 ans dans le bunker aménagé de la maison.

Malheureusement, en chutant par inadvertance dans les escaliers de la cave, ils sont démasqués par la gouvernante qui menace de les dénoncer à la famille Park, sauf s’ils acceptent un marché.

Par avidité, et aussi parce qu’ils ne souhaitent pas retrouver les conditions épouvantables dans lesquelles ils vivaient, ils refusent le marché et commencent à se bagarrer … S’ensuit alors une course contre la montre et une lutte acharnée entre les deux clans pour reprendre sa place de parasite et survivre aux dépens des Park.

Un film drôle, traitant en filigrane du fossé qui existe entre les classes sociales en Corée du Sud. Pendant que certains vivent dans des caves, généralement inondées à la moindre pluie (d’ailleurs, ne manquez pas la superbe prise de vue en plein orage, magnifique), on voit l’opulence, limite indécente des personnes aisées qui vivent en haut des collines. Leur révulsion pour la classe populaire va jusqu’à considérer ces pauvres gens comme des rats, tels des parasites, répugnants et qui sentent mauvais selon eux, car dans leur monde tout est aseptisé.

« Il y a une drôle d’odeur, une odeur de radis, comme celle que l’on retrouve dans les métros »


On voit une société coréenne gangrénait par la réussite à tout prix, où les écoles coûtent un pont d’or, et qui ne jure que par les Etats Unis. On voit aussi une Corée authentique au moment où l’orage éclate dans les rues et que le secret de la famille de Ki-woo est percé au grand jour.

On  ne s’attend pas à voir Le festival de Cannes récompensait un tel film, mais tant mieux. Bong Joon-ho nous propose un film drôle, incisif, qui traite de l’incrédulité, du mépris des gens fortunés pour les classes populaires, de l’ingéniosité d’une famille prête à tout pour se sortir du chômage, de deux réalités. On passe un très bon moment. Les acteurs sont excellents. A ne pas manquer.

Mon p’tit Kiosk a aimé

Note : 5 sur 5.

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